Le stage EGMO au jour le jour

Comme l’an dernier, un stage de préparation à l’EGMO est organisé pour réunir différentes préparations dans un moment convivial. Contrairement à l’an dernier, ce stage se déroule en Allemagne et non en Suisse, à Bonn. Voici les aventures fantasmagoriques vécues par notre équipe de choc lors de ce stage !

Jeudi 12 mars : Abfahrt!

Notre odyssée devait commencer à 9h15, devant la voie 10 du hall 1 de la gare du Nord. Si la moitié de l’équipe a été très ponctuelle, il n’en est pas de même pour l’autre partie qui est arrivée à 9h17 au rendez-vous. À cause de la pression des animatheurs (dont nous tairons le nom) ces élèves se sont senties obligées de s’excuser pour le retard de seulement 2 minutes [à ce moment du récit un animatheur dont le nom est tu se doit de préciser que cette partie a été rédigée par des membres de l’équipe, et que l’animatheur se détache de ces propos]. Après quelques ravitaillements, nous montons dans notre train de 9h46 sans encombre. Après cette première partie du voyage, où nous nous sommes occupées comme nous pouvions lors de ce trajet de 4h, où  (certaines font un peu de mathématiques, pendant que d’autres en profitent pour améliorer leur skills en jeu vidéo, ou collecter un maximum de potins), nous arrivons finalement à Cologne.

Il est maintenant temps d’introduire la magnifique équipe qui sera votre reporter de la semaine.

Deutschland, wir kommen!! De gauche à droite : Inès, Thaïs, Noemi, Ruirong, Antoine

Comme nous sommes une équipe de 4 talentueuses mathématiciennes, pour changer un peu des comparaisons aux athlètes dans les compte-rendus précédents, nous allons nous présenter à travers les 4 domaines des maths olympiques à la place. Laissez-nous vous présenter de gauche à droite : 

  • Avec de la créativité et une habileté devant les exos, Inès est la combinatoire du groupe !
  • Notre petite nouvelle a qui su très rapidement apprivoiser les concepts de maths olympiques, Thaïs est telle la géométrie.
  • Avec de l’inventivité et des astuces, Noemi est l’algèbre du groupe.
  • C’est l’ancienne du groupe, avec de la rigueur et de l’intelligence, la théorie des nombres va à Ruirong !

Malgré la courte correspondance de 10 minutes entre les deux trains, notre âme d’exploratrices nous a menées vers la cathédrale située juste en face de la gare.

Un PIGEON ! (avec un bout de la cathédrale)
(Oui on sait que la cathédrale est là…)
Tiens et puis elle est aussi là la cathédrale

On arrive à Bonn qui, comme ça n’a pas échappé à certaines, est la ville où Haribo a été fondé.

Je cite : “Yooo” (anonyme)

La fin de notre périple se déroule en bus et sans encombres, et nous arrivons dans la meilleure (et seule…) Jugendherberge de Bonn. [À ce moment, prétextant qu’il “se fait tard”, les élèves estiment que ça fait assez d’écriture pour aujourd’hui, et qu’il est temps de laisser l’animatheur dont le nom est tu finir de rédiger ce compte rendu.]

Après s’être installés et s’être lavés les mains, la fière délégation rencontre l’élève de la préparation allemande déjà sur place sous prétexte qu’elle n’habite pas à Bonn, et part “se balader dans la forêt”, autrement dit aller dans un parc de jeu pour enfants qu’une participante connaissait car elle était déjà venue ici l’an dernier.

while True: print(“Quand j’étais là l’an dernier pour les EGOI […]”)

Une fois ces activités finies (on montre ici la seule l’activité montrable sur un compte rendu qui se veut des plus sérieux mais croyez-nous il y en avait d’autres), on rentre à l’hôtel pour une petite session de Set avant le dîner à 18 h !!!, horaire communément appelé “bienvenue en Allemagne”.

Après le dîner en un anglais… approximatif, on a droit à un discours de bienvenue, puis un discours pour nous expliquer comment jouer au Tichu, puis un certain nombre de parties de Tichu, le jeu allemand (ou suisse ?) à la mode chez les jeunes.

édition spéciale du Tichu, avec Mathematigerin, la mascotte célèbre de l’équipe allemande aux compétitions internationales
Tichu ist ein Spiel, der für 4 Spielern ist…

Après une session rédaction de compte rendu bien menée, l’équipe va dans sa chambre. On ne peut qu’imaginer qu’il n’y a pas eu de bruit après 22h, n’est-ce pas ?

On murmure également l’arrivée d’une animathrice légendaire tard dans la nuit, se déplaçant à pas feutrés entre les murs de l’hôtel…

Vendredi 13 mars : il y aura un titre quand on me l’aura donné

Réveillées très tôt le matin après une nuit trop courte par une annonce en allemand, nous nous retrouvons pour le petit-déjeuner en présence d’Eva qui nous as rejoints tard la nuit dernière ! Si nous avons le privilège de commencer les cours à 9h15, ça n’a pas empêché la salle d’être vide à 9h14…

Une fois la salle remplie, nous eûmes droit à un magnifique cours de géométrie. À la grande surprise de tout le monde, le théorème de Ceva s’est avéré d’une grande utilité dans le tout premier exercice.  Bien évidemment, notre équipe est très concentrée pendant tout le reste du cours. 

Après notre déjeuner succulent [note : l’utilisation de cet adjectif est controversée], c’est parti pour notre photoshoot avec les autres équipes du stage.

Pour les élèves, l’après-midi s’annonce chargée. On commence par un cours de TN où les élèves s’amusent à traduire les différents théorèmes en anglais. Malgré le cours captivant, la séance peut se résumer par le graphique suivant :

Pouvez-vous deviner à quel moment du cours ce graphique était dessiné ?

Le moment était enfin venu de nous reposer : certaines se sont amusées au Tichu tandis que les autres ont bravé la pluie et sont parties se balader dans le parc.

Après un dîner bien chargé (notre niveau d’anglais progresse, pour certaines d’entre nous…) nous nous rejoignons pour un “Pubquiz”, qui, selon une personne anonyme était “très puby et très quizzy”. Il s’agit d’un quiz où quatre équipes d’élèves, une fille par pays, ainsi qu’une équipe de leaders (pour qu’ils ne s’ennuient pas les pauvres) , doivent répondre à des questions parfois aléatoires et parfois très spécifiques.

Malheureusement la seule photo de la soirée, merci Eva

Certaines s’en sortent très bien (à cause de la française du groupe bien sûr) , alors que d’autres… s’en sortent peut-être un peu moins bien (la française de l’équipe y est alors pour rien). On pense notamment à l’équipe qui a soumis cette magnifique forme à 14 sommets qui sortait de la masse de cubes

Faite en douze minutes, sans colle !

tout ça pour se faire refuser parce que “ce n’est pas un solide archimédien”.

Après cette soirée bien chargée, l’équipe rentre au lit. Toute mention d’une victoire (écrasante) de l’équipe des leaders serait bien sûr un mensonge éhonté. [Note de l’animateur dont le nom est tu : bof]

Samedi 14 mars : Frohes pi day!

Après un réveil à 8h45, l’équipe se retrouve quand même choquée d’être en retard au cours à 9h15, au grand malheur des responsables. Après un petit-déjeuner… paniqué, vient un cours d’algèbre sur les récurrences, suites et inégalités. 

Ce cours, proposé par les leaders espagnoles, garde pour une fois la concentration du groupe pendant la majorité du cours.

Nous mangeons ensuite le déjeuner qui était (selon les élèves) : drôle, amusant, succulent, génial comme Thaïs, moyen, grivois, aberrant, surprenant.

aberrant ou surprenant ?

Certaines décident ensuite aller au parc, alors que d’autres, encouragées par un leader présent, partent se balader. Ils ignorent bien sûr qu’il a plu ces deux derniers jours, et parviennent heureusement à s’en sortir avec un minimum de dégâts, seulement quatre paires de chaussures, un pull et un pantalon couverts de boue. 

Puis, on a eu l’honneur d’avoir Eva, notre leader favori, nous donner un cours sur les suites d’entiers. Ce cours peut s’avérer d’une grande utilité pour l’EGMO, donc on espère que les élèves l’ont apprécié…

Après un dîner passé à débattre du niveau de dégoût des desserts de la cantine, nous nous retrouvons pour un tournoi de Tichu. Ici, le résultat des heures d’entraînement intensif des jours précédents se fait ressentir. Ceci contribue à un esprit compétitif élevé, et le tournoi est finalement remporté haut la main par l’équipe France-Allemagne, devant les équipes France-Allemagne, France-Allemagne, France-Allemagne et France-Allemagne (les espagnoles ont préféré regarder la retransmission de la remise des prix de leur olympiade de mathématiques).

France vs Allemagne ou France + Allemagne ?

[Note de l’éditeur : il semblerait que les narratrices oublient souvent de préciser qui gagne… Allez savoir pourquoi !]

Après cette soirée bien remplie, notre équipe rentre au lit (après *encore* quelques parties non compétitives de Tichu parce que quand même). 

On vous laisse avec une proposition pour la nouvelle mascotte française pour les compétitions :

Entre ça et croissantine la peluche en forme de croissant on a l’embarras du choix

Dimanche 15 mars : déjà le dernier jour de cours

Après un petit-déjeuner express,  mais qui compense quand même la nullité des desserts des autres repas, nous nous regroupons pour faire de la géométrie. On ne croyait pas que c’était possible, mais l’équipe réussit à être encore plus en retard pour les cours, avec un retard de 10 minutes !

9h20 ça vaaaa

Deux d’entre nous n’ont pas de compas et sommes obligées de voler ceux de nos voisines. Comme lors du cours de géométrie précédent, les élèves ont des réactions… variées quand elles apprennent que le théorème de Pappus était à la base d’une solution.

On vous laisse avec cette anecdote pour résumer notre déjeuner : une d’entre nous s’est retrouvée à faire la poule pour expliquer le mot “chicken” à la cantine : apparemment, l’imitation s’est faite avec les mains parce qu’elle en avait “l’habitude”, et en faisant des bruits de poule.

Finalement, nous avons enfin NOTRE PREMIER COURS DE COMBI !!!!!!!! Ce cours est animé par Susanne, la leader Allemande et organisatrice de ce stage.

Alors que certaines font le bon (le Bonn haha vous avez compris ?) choix de rester dans l’hôtel, d’autres décident de recréer une tradition ancienne au Jugendherberge de Bonn (non parce que en fait une personne ici avait déjà participé aux EGOI ici l’an dernier, je sais pas si on vous avait déjà dit) : appeler Martin dans la coupole de l’aire de jeux. Ici, les discussions durent jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de batterie… ce qui était possiblement un peu tard pour le dîner.

En retard mais au moins on a eu ce super coucher de soleil derrière la grille des terrains de tennis

Vers 21h, n’ayant rien d’autre à faire, nous rejoignons l’équipe allemande pour des parties de Tichu et de The Mind. Le premier est notamment l’occasion pour certains d’entre nous de hystériquement mourir de rire par terre (pas de photos malheureusement, désolé), et de découvrir que 4 + 1 ≠ 6… Cette soirée qui, pour certaines, à pris un tournant en folie se finit vers minuit, où nous nous couchons très très fatiguées.

Lundi 16 mars : pareil que vendredi, il faut croire que les titres sont en option

Après avoir bien dit la veille que les chambres devraient être rangées pour 9h, votre animateur dont le nom est tu préféré a du mal à contenir ses émotions quand, après avoir toqué plusieurs fois à la porte à 8h50, ce sont des yeux bouffis qui viennent de se lever qui lui ouvrent (mais bon au moins elle elle était levée…).

S’ensuivent 25 minutes de chaos total, où une membre de l’équipe a dû fermer et rouvrir sa valise pleine à craquer parce qu’elle avait laissé respectivement ses chaussures, ses chaussettes et son chargeur de téléphone à l’intérieur

Titre : “aaah mes chaussettes”

On devait être partis de l’hôtel aux alentours de 9h30, et notre train était seulement à 16h40 à Cologne. Comme l’avion de la délégation espagnole était également assez tard, Susanne entreprend alors de nous faire une petite visite guidée de Bonn à la place d’aller à une conférence qu’elle organise au même moment (“yeah but the Monday talks aren’t really interesting anyway”). Ainsi, après un petit-déjeuner passé à débattre lequel d’entre nous est le plus drôle, nous partons de l’hôtel pour une grande et dernière balade dans la ville. Après une demi-heure de trajet en bus, nous arrivons à l’Arithmeum de Bonn, qui est à la fois un musée où on y découvre les légendaires machines à compter et les anciennes calculatrices, mais également un institut de mathématiques où moult chercheurs (dont Susanne) travaillent. Elle nous permet alors de faire une visite du musée, alors même que celui-ci est fermé le lundi.

Malheur : quand on entre dans la dernière salle, les élèves se retrouvent instantanément captivées par les puzzles offerts, et décident de ne pas partir jusqu’à ce qu’elles la résolvent. Mais ce qu’aucune d’entre elles ne pouvait prédire, était que les puzzles allemands dans un institut de mathématiques allemands, sont DURS (NP durs avec N=pfiouuu 11 ?)

Ces problèmes sont présentés dans ce musée car leur résolution sert lors de la construction de puces électroniques : les rectangles représentent les différentes parties de la puce qu’il faut faire rentrer dans le moins de place possible, et l’arbre de Steiner représente les fils électriques nécessaires pour connecter ces composants entre eux, et on a également envie de dépenser le moins de place possible pour ça.

On achète un déjeuner dans une boulangerie avec un allemand très improvisé, puis c’est parti pour un tour de Bonn !

Beethoven (en arrière plan) est né à Bonn, alors il y a une statue de lui à Bonn.
Moment de culture géographique : quel est ce fleuve ?

Tout à droite du panorama ci-dessus se trouve l’ancien parlement de l’Allemagne de l’Ouest, puisque Bonn en était la capitale. Dans les collines qu’on voit au loin à droite se trouvent les quelques hôtels dans lesquels les dignitaires étrangers étaient reçus lorsqu’ils étaient en visite en Allemagne (de l’Ouest donc). Bonn est une assez petite ville donc le quartier du parlement etc n’est pas si loin que ça mais nous n’avons néanmoins pas le temps d’y aller avant notre train.

J’ai trouvé qu’à l’aller tout s’était un peu trop bien passé, donc pour faire profiter à nos élèves la véritable expérience des trains allemands j’ai soudoyé le chef de gare pour que le train régional que nous devions prendre pour aller à Cologne ait 50 min de retard. Heureusement, nous avions pris 40 min d’avance avec des trains de backup, si bien que c’est le train prévu après qui est arrivé avant et nous a emmenés à Cologne. Avec 5 minutes de changement restant à Cologne nous courons vers le quai de notre train… pour derrière attendre 30 min avant que celui-ci daigne pointer le bout de son nez.

À quoi pourraient-elles bien jouer ?

Les adieux à Gare du Nord sont hâtifs, car une correspondance à Gare de Lyon se fait attendre, surtout avec le retard de notre train.

C’est ainsi que se finit notre aventure, mais ce n’est que pour mieux se retrouver, lors de l’EGMO qui aura lieu début avril ! N’hésitez pas à suivre attentivement cette aventure également si vous avez apprécié celle-là !