La BMO 2026 au jour le jour

Cette année à nouveau, l’équipe française s’envole vers les Balkans pour la 43e édition de la BMO. La compétition a lieu à Thessalonique en Grèce du 3 au 8 mai. L’équipe est composée de Hélie Bernard, Nils Desurmont, Hadrien Faucheu, Tristan Nguyen, Noah Studnia et Benjamin Zheng. Ils sont encadrés par Antoine Derimay (Leader) et Paul Averous (Deputy Leader, et votre narrateur pour ce périple). Le récit complet de la compétition se trouve plus bas !

L'équipe de choc !
Notre équipe de choc !

Jour 1 : Bienvenue en Macédoine !

Notre récit commence comme souvent sur le quai du RER B de Châtelet-les-Halles – peu après l’aube – alors que dehors ruisselle une légère pluie sur les pavés de Paris. Tristan, arrivé en premier au point de rendez-vous, s’empresse de nous le faire savoir – désespéré de ne pas retrouver ses fidèles coéquipiers et ses leaders adorés. A mon arrivée quelques minutes plus tard, Hadrien et Antoine l’avaient déjà rejoint. Je suis rapidement suivi de Noah et d’Hélie, puis de Benjamin, qui arriva en même temps que le RER dans lequel nous nous sommes donc empressés de sauter. Après 40 minutes d’attente et de contemplation des affichages nous annonçant qu’il n’y aurait pas de RER B lors de notre retour vendredi prochain, nous arrivâmes tous les 7 à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, valise en main et prêts à embarquer vers notre destination.

Tous les 7 ? Les plus attentifs d’entre vous auront sans soute remarqué l’absence du dernier membre de notre compagnie. En effet, Nils nous attendait déjà patiemment à l’aéroport depuis un quart d’heure. Après une petite frayeur sur sa localisation exacte, nous l’avons rejoint devant le check-in des bagages. Notre compagnie étant enfin au complet, il est l’heure de tous vous les présenter !

De droite à gauche puis de haut en bas, on retrouve successivement :

  • Tristan, dont la légende raconte qu’il aurait ramené une balle de Volley jusqu’en Grèce, avant de réaliser que les plafonds de la chambre d’hôtel étaient un peu bas pour faire des passes. Ne lui parlez pas de sa notoriété nouvellement acquise, elle risquerait de lui monter à la tête.
  • Hadrien, notre compétiteur le plus expérimenté. Lui aussi adepte du ballon, il aurait ramené une balle de foot jusqu’à sa chambre. Il vous contera volontiers ses dernières vacances au Japon.
  • Noah, notre mathématicien inarrêtable. S’il n’est pas en train de chercher une équation fonctionnelle, vous le trouverez sûrement en train de s’extasier sur les 50 dernières pages du Comte de Monte-Cristo.
  • Nils, notre grimpeur en herbe. S’il n’est pas en train d’essayer de me soudoyer pour que je les emmène dans la salle d’escalade la plus proche (“seulement 10 euros la séance”, vous dira-t-il !), il est probablement en train de faire une sieste, bien enfoncé dans son siège dans l’avion.
  • Hélie, notre joueur d’échecs : son sac et sa valise contenant chacun un jeu au cas où l’un des deux disparaisse, il vous proposera de jouer à n’importe quelle heure de la journée, dans sa chambre d’hôtel ou entre deux rangées d’un avion.
  • Benjamin, notre force tranquille : il restera discret mais sera le premier arrivé au rendez-vous pour le dîner, et sera toujours heureux de partager un moment avec Noah.

Maintenant que vous les connaissez un peu mieux, nous pouvons reprendre le cours de notre histoire… Une fois les bagages enregistrés, direction la sécurité de l’aéroport : l’ultime épreuve nous séparant de notre départ. Confiants, nous nous sommes engagés vers le portique, nos sacs à dos déjà déposés sur le tapis du scanner. Une fois franchi avec succès, nous avons pu observer nos sacs rouler tranquillement, jusqu’à ce que trois d’entre nous nous fassions inspecter. Peu suprenant me direz-vous : nos gourdes n’étaient pas vides… Aussitôt l’inspection des sacs finie, nous nous sommes remis en chemin, et plus rien ne pouvait se mettre en travers de notre route vers Thessalonique !

Nous fûmes accueillis à la porte d’embarquement 66 par un délicat medley qu’un passager jouait sur le piano mis à disposition par l’aéroport. Pour faire passer l’interminable demi-heure nous séparant de l’embarquement et pendant que nous sommes allés acheter des sandwichs avec Antoine, Tristan et Hadrien – que l’ennui avait pris au dépourvu – ont tenté de se consoler avec une partie de FC2026 sur la console de l’aéroport, mais malheureusement seule une manette ne fonctionnait et Hadrien a du se contenter de regarder Tristan se divertir sans lui.

Quelques secondes avant le désastre : Hadrien pensait encore qu’il pourrait jouer…

Ce fut finalement au tour de Tristan d’être frustré lorsque, quelques minutes plus tard commença l’embarquement de notre groupe, et qu’il dut abandonner sa partie en cours de route.

Enfin assis à nos places dans l’avion, et tandis que certains protestaient contre l’inclinaison abusive du siège de leur voisin de devant avant même le décollage, d’autres recevaient déjà des nouvelles de compétiteurs sur place rencontrés lors de compétitions précédentes. Chacun vaca ensuite à ses occupations : sieste pour certains, devoirs pour d’autres, ou encore échecs pour deux d’entre nous qui n’avaient pas pensé à se mettre sur le même rang. Une heure après le décollage, nous fûmes interrompus par le déjeuner qui commença par nous faire remettre en question notre décision d’acheter des pique-niques, jusqu’à l’arrivée du plateau, qui nous servit plutôt d’apéritif que de plat, pour nous ouvrir l’appétit avant notre vrai repas. Le reste du trajet se déroula sans accroc, et nous arrivâmes en Grèce Macédoine (me dit Antoine) sous un grand soleil et une vingtaine de degrés.

En arrivant, nous avons (plus ou moins) rapidement récupéré nos bagages, puis nous avons retrouvé un membre de l’équipe organisatrice qui nous a mené vers le taxi qui nous conduirait à l’hôtel. Le chauffeur arriva quelques temps après et offrit à Nils les clefs de son véhicule, que ce dernier accepta l’air décontenancé, avant que le chauffeur finisse par éclater de rire. Quelques déplacements du siège enfant plus tard, nous étions tous installés et ce fut l’occasion de découvrir les routes (et surtout la conduite) grecques – contrastant tout à fait avec la circulation parisienne vous dira Hélie – tandis que Tristan essayait désespérément d’écouter la musique que le conducteur passait à la radio, en vain.

Une fois déposés à l’hotel, nous fûmes très bien accueillis par les organisateurs de la BMO, et après avoir rencontré notre guide et une rapide photo de l’équipe, il était temps de faire nos adieux à Antoine, avec qui nous n’aurons plus le droit de parler jusqu’à la fin de la composition mardi. En effet, pendant que notre emploi du temps lisait “free time” trois fois, lui avait plutôt “jury meeting #1” puis “#2” et enfin “#3”, les joies du leader vous dirait-il !

Quelque peu fatigués par le voyage, nous nous sommes chacun posés dans notre chambre, avec un rendez-vous un peu plus tard pour discuter de la suite des activités. Cependant, ce rendez-vous fut précédé d’un petit message de Tristan, nous invitant à le rejoindre pour une partie de Cartan avec le “joueur numéro 2 de Moldavie”. C’est dans la chambre du Moldave que l’équipe française passa la fin de son après-midi, après quoi nous nous sommes rendu au diner pour bien terminer cette première journée de la compétition.

Le repas fut marqué de plusieurs temps forts, tels que l’analyse de la composition de l’eau grecque, dont la conductivité et le pH sont indiqués sur la bouteille, mais aussi de discussions animées sur les différents usages d’un sac à dos, ou encore par des petites références au toutes récentes vacances d’Hadrien au pays du soleil levant.

Avez-vous bien suivi ? Qui manque-t-il sur cette photo ?
Les chimistes et les biologistes parmi vous pourraient-il nous indiquer les bienfaits de ces propriétés de l’eau ?

C’est sur cette note que s’achèva le premier jour de la BMO 2026, Hadrien et Benjamin étant rentrés dans leurs chambres respectives très rapidement, exténués par leur journée de voyage, Noah toujours pendu aux mots d’Alexandre Dumas, Tristan et Hélie disputant une partie d’échecs, et Nils analysant le billard autrichien sur eurosport.