Cette année, le stage d’été de la POFM réunit 90 élèves, du 13 août au 24 août, au Centre International de Valbonne. Ceux-ci seront encadrés tout au long du séjour par une troupe d’animatheurs jeunes et dynamiques.
Jour 1 – Jeudi 13 août : Arrivée au stage
Les stagiaires arrivent progressivement à Valbonne, malgré quelques retards. Rien de très inquiétant donc : le stage commence exactement comme prévu, c’est-à-dire pas tout à fait comme prévu.
L’état des lieux ayant déjà été effectué (merci les frères Dürrüoglu), les élèves peuvent rapidement prendre possession de leurs chambres. Du moins en théorie, car un petit détail vient pimenter l’installation : tous les badges du troisième étage ont été démagnétisés. Après une nouvelle magnétisation, le problème semble réglé. Enfin… pour certains. Beaucoup de badges continuent en effet à refuser catégoriquement d’ouvrir les portes, malgré une quantité raisonnable — puis nettement moins raisonnable — de tentatives. La POFM propose donc dès le premier jour une initiation pratique aux probabilités : combien de fois faut-il passer son badge devant une porte avant d’accepter qu’il ne marchera pas davantage à la quatorzième tentative qu’à la première ?
Une fois les stagiaires plus ou moins installés — et les chambres plus ou moins accessibles — vient l’un des grands moments de cette première journée : les entretiens pour l’attribution des groupes.
Pour les organisateurs, il s’agit simplement de discuter quelques minutes avec chaque élève afin de déterminer le groupe qui lui conviendra le mieux. Pour les stagiaires, il s’agit manifestement d’une épreuve dont dépend la suite de leur existence. Certains entrent donc dans la salle avec l’air grave de candidats aux Hunger Games, prêts à défendre leur place dans l’arène à grands coups d’invariants et de chasse aux angles. Bonne nouvelle : tous en ressortent vivants. Moins bonne nouvelle : des cours de maths les attendent dès le lendemain.
Après cette éprouvante sélection vient enfin le repas, suivi de la traditionnelle conférence de présentation du stage, magistralement orchestrée par le magnifique Rémi. Les stagiaires découvrent alors le programme, les règles de vie et quelques informations essentielles à leur survie pendant les jours à venir. On ignore toujours si le fonctionnement des badges figurait au programme de la conférence.
La partie officielle de la journée terminée, place aux jeux. Les stagiaires profitent de la soirée pour faire connaissance, retrouver les habitués des stages précédents et commencer à établir les premières alliances stratégiques. À 23 heures, tout ce petit monde est envoyé au lit afin d’être frais et dispos pour le premier jour de cours.
Jour 2 – Vendredi 14 août : Coup d’envoi
Après une première nuit à Valbonne — et après avoir vérifié une dernière fois que les badges consentaient toujours à laisser leurs propriétaires entrer dans leur chambre — les stagiaires attaquent enfin ce pour quoi ils sont théoriquement venus : les mathématiques.
Le matin, chacun découvre donc son premier véritable cours du stage. Le groupe A commence avec des angles en compagnie d’Héloïse et Lilas, pendant que le groupe B révise le programme du groupe A avec Claire et Antoine. Pendant ce temps, Mathieu initie le groupe C aux polynômes, Kevin emmène le groupe D du côté des similitudes, et Aurélien propose au groupe E de commencer tranquillement la journée avec de la géométrie projective dynamique généralisée, parce qu’après tout, pourquoi voir les choses normalement quand on peut les voir bouger à l’infini ?






Après une pause déjeuner bien méritée, les cours reprennent l’après-midi. Hadriel propose au groupe A une introduction aux mathématiques — mieux vaut tard que jamais — tandis que Noam parle d’inégalités au groupe B. Le groupe C travaille sur la taille avec Anatole et Akin, le groupe D masterise les algorithmes avec Oscar, et le groupe E s’attaque aux fonctions arithmétiques avec Théo. Une après-midi parfaitement normale à Valbonne, donc.





À 17 heures arrive enfin le moment que beaucoup considèrent comme le véritable objectif pédagogique du stage : les activités, et surtout la piscine.
Malheureusement, drame national à Valbonne : la piscine est fermée jusqu’à lundi, apparemment à cause d’un problème de dosage du chlore. La nouvelle provoque immédiatement des mouvements de foule d’une ampleur rarement observée depuis l’annonce des groupes. Certains stagiaires auraient même envisagé de résoudre eux-mêmes le problème de concentration, avant de se rappeler qu’il s’agissait probablement de chimie, champ au delà de leur compétences de purs mathématiciens.
Il faut donc se rabattre sur le volley et le football, qui se déroulent heureusement sans incident majeur. Enfin, presque. Kevin réalise notamment un lob dont il nous racontera ensuite l’histoire environ trente-deux fois. Selon la version la plus récente des faits, le geste le placerait désormais quelque part dans la hiérarchie du football français entre Thierry Henry et Zinédine Zidane. Nous attendons encore les images de la VAR pour confirmer.

Après tous ces exploits sportifs vient l’heure du repas, puis celle de la conférence du soir. Mais avant de pouvoir commencer, un problème majeur survient : il manque un élève.
S’ensuivent quinze bonnes minutes de recherches, de recomptages, de vérifications et probablement quelques débuts d’enquête policière, avant qu’une hypothèse audacieuse ne finisse par émerger : l’élève recherché n’existe pas.
Il semblerait donc que les professeurs d’un stage olympique de mathématiques aient rencontré quelques difficultés à compter leurs propres stagiaires. On nous souffle même à l’oreillette que Théo éprouverait certaines difficultés avec le calcul de 3×7. Une information qui, si elle venait à être confirmée, pourrait remettre en cause plusieurs années de sélection olympique française.
Une fois le stagiaire imaginaire officiellement porté disparu, Théo peut enfin commencer sa conférence consacrée à la question « Qu’est-ce que la POFM ? ». Une conférence très instructive lorsqu’on l’entend pour la première fois, et qui permet également aux anciens de vérifier que leur mémoire fonctionne correctement, puisque Théo recycle consciencieusement le même texte depuis 2019. Une remarquable démarche écologique qui semble recevoir le soutien enthousiaste d’Emilhan.
Simultanément, les animatheurs se réunissent autour de l’ordinateur de leur doyen Mathieu (qui dispose tout de même d’un ordinateur portable) afin de découvrir l’incroyable, non que dis-je, la très bonne vidéo d’un étoile montante de Youtube parmi les animatheurs.
La conférence du soir est également ponctuée par la très attendue remise des prix de la coupe Animath. C’est l’occasion, dans ce compte-rendu, de souligner une fois encore les excellentes performances des élèves et de féliciter tous les participants.




La conférence terminée, la soirée se poursuit comme la veille autour de quelques jeux, avant que chacun ne commence à rejoindre sa chambre.

Puis, enfin, tout le monde va dormir. Du moins jusqu’au prochain badge démagnétisé, stagiaire imaginaire ou mammifère quantique.
Jour 3 — Samedi 15 août : Un TD, des tractions et Félix Lebrun
Après deux jours à Valbonne, les stagiaires commencent à prendre leurs marques. Et, visiblement, certains ont également décidé de prendre un peu d’avance sur les TD.
La matinée débute normalement. Le groupe A découvre la récurrence avec Kevin, le groupe B s’attaque aux équations fonctionnelles avec Oscar, le groupe C travaille sur l’ordre avec Lilas, Antoine propose de la géométrie combinatoire au groupe D, tandis que le groupe E se voit servir par Rémi des « équations fonctionnelles cheloues ». Nous ne savons pas précisément à partir de quel niveau de bizarrerie une équation fonctionnelle devient officiellement « cheloue », mais le groupe E semble désormais suffisamment qualifié pour établir une classification.





Du côté du groupe A, quelques élèves particulièrement en forme avancent un peu plus vite que prévu dans le TD de Kevin. Puis beaucoup plus vite. Puis suffisamment vite pour que plusieurs animatheurs mettent en commun leurs réserves afin de leur fournir une nouvelle tournée d’exercices. Une belle illustration de l’esprit collectif du stage : quand un TD ne suffit plus, on fait appel à toute l’équipe.
Et la question des exercices semble décidément être à l’ordre du jour. Emilhan découvre de son côté que les élèves du groupe E connaissent déjà tous les exercices qu’il avait prévus pour le lendemain. S’ouvre alors une petite séance de renouvellement accéléré du TD, chacun proposant ses meilleures trouvailles.

Au milieu de toute cette activité mathématique, les cours sont interrompus par l’arrivée d’Anatole et Tristan les magnifiques, investis d’une grande mission : réaliser les photos du trombinoscope. Les élèves abandonnent donc quelques instants ordre et géo-combi pour l’exercice probablement le plus délicat de la matinée : regarder un appareil photo avec un grand sourire.
Après le déjeuner, retour en salles pour une nouvelle salve de cours. Martin et Aurélien reprennent les angles avec le groupe A, Héloïse travaille les configurations avec le groupe B, Théo poursuit les polynômes avec le groupe C, Antoine propose lui aussi des configurations au groupe D, tandis qu’Hadriel et Melvil enseignent les polynômes au groupe E. Beaucoup de géométrie, beaucoup de polynômes et, malheureusement, toujours aucune piscine.





Mais une nouvelle activité fait son apparition pour consoler les stagiaires privés de baignade : le street workout. Le football et le volley ont également lieu, pour les quelques personnes qui ne rêvent pas de passer leur fin d’après-midi suspendues à une barre.
Le street workout commence très raisonnablement, avec Tristan qui réalise une traction lestée… avec Emilhan. Il faut reconnaître que c’est une manière particulièrement efficace de résoudre le problème du manque de poids à disposition : à Valbonne, même les animatheurs sont multifonctions.
La séance se transforme ensuite en cours improvisé de muscle-up, avant de dériver discrètement vers une compétition par équipes : d’abord aux pompes, puis aux tractions. Après quarante-cinq minutes, les participants arrivent collectivement à une conclusion expérimentale assez robuste : la fonction « nombre de répétitions possibles » est strictement décroissante avec le temps.
Une partie du groupe décide donc que le football et le volley constituent finalement d’excellentes activités de récupération et rejoint les autres avant le dîner.

Une fois tout le monde restauré, direction l’amphithéâtre pour une conférence consacrée aux probabilités. Et cette fois, pas besoin d’en rajouter : la conférence est vraiment excellente, l’orateur réussit à captiver l’amphi et tout le monde suit avec attention. Comme quoi la probabilité qu’une salle entière de stagiaires reste concentrée jusqu’au bout d’une conférence est loin d’être négligeable lorsque celle-ci est aussi réussie.
Vient ensuite l’un des grands rites du stage : la distribution des traditionnels T-shirts Animath. Cette année, une nouvelle couleur fait son apparition : un orange particulièrement stylé. Nous aimerions vous en donner une description plus précise, mais l’auteur de ce compte rendu n’a jamais su décrire les couleurs : disons donc un orange… orange, mais avec davantage de panache.


Chaque année, nous retrouvons Discriminant le chat (Delta pour les intimes), qui vient soutenir les élèves pendant les cours. Cette année, on a le droit aussi à un nouveau venu appelé Epsilon. Les élèves, soucieux de la santé physique de celui-ci, décident de lui proposer une activité physique en utilisant les lanières de leur badge comme des jouets pour chat.
La soirée aurait pu se poursuivre tranquillement autour des jeux habituels, mais les frères Dürrüoglu proposent alors de profiter de l’amphithéâtre pour projeter le match de Félix Lebrun. L’amphi se transforme donc temporairement en fan-zone de tennis de table, et tout le monde peut assister à la victoire de notre Félix national.
Après les mathématiques, les tractions et le tennis de table, la journée se termine comme de tradition par quelques jeux avant d’aller dormir. Et pendant ce temps, quelque part à Valbonne, un nouvel exercice est probablement déjà en train d’être ajouté à un TD.
Jour 4 Dimanche 16 août : Courbatures et échecs
La journée commence tranquillement. Enfin, pour presque tout le monde. Car dans la nuit, un élève a réussi l’exploit de s’enfermer hors de sa chambre après être simplement allé aux toilettes. Une situation qui rappelle une règle fondamentale de Valbonne : la nuit, prenez votre badge. Même pour trente secondes. Surtout au quatrième étage. Heureusement les animatheurs sont réactifs !
Après cette aventure nocturne, retour à des activités plus conventionnelles avec les cours du matin. Mathieu présente les triangles semblables au groupe A, tandis que Melvil et Lilas — frère et sœur, histoire de rappeler que les mathématiques peuvent aussi être une affaire de famille — enseignent l’axe radical au groupe B. Rémi retrouve les équations fonctionnelles avec le groupe C, Akin emmène le groupe D à la chasse aux longueurs et Oscar propose des grilles au groupe E.





Vient ensuite un autre grand classique du stage : la traditionnelle photo de groupe.

Sur le papier, l’exercice paraît simple : placer quelques dizaines de personnes au même endroit, toutes tournées dans la même direction, pendant quelques secondes. Dans la réalité, il semblerait que ce problème soit sensiblement plus difficile que ceux proposés dans les TD. Après de nombreux déplacements, ajustements, « un peu à gauche », « les grands derrière », « ne vous mettez pas sur le trottoir » (honnêtement je ne sais pas ce que Rémi voulait mais j’écoutais tous ces ordres, Rémi director) et autres optimisations géométriques, la photo finit tout de même par être prise. Nous attendons maintenant la démonstration de l’existence d’une configuration plus efficace.
Le déjeuner est ensuite rapidement avalé, notamment par les animatheurs qui doivent enchaîner avec la réunion anim. Un rendez-vous essentiel où les animatheurs discutent de l’organisation du stage, des cours et, vraisemblablement, de la manière de survivre jusqu’à la fin de la semaine.


L’après-midi, retour aux mathématiques. Le groupe A travaille les inégalités avec Théo, tandis que le groupe B découvre Viète, les sommes et les produits aux côtés de Martin. Le groupe C s’attaque aux restes chinois avec Tristan et Antoine, le groupe D au TD C1 et C2 de la shortlist de l’IMO avec Anatole et Noam, et le groupe E au TD P1 et P2 de l’IMO avec Emilhan.





Mention particulière pour le cours sur les restes chinois, qui semble pour l’instant remporter officieusement le titre de cours le plus apprécié du stage. Son animatheur Tristan, dont l’objectivité dans ce compte rendu est évidemment totale, tient néanmoins à préciser que son cours d’équations fonctionnelles du lendemain devrait logiquement lui voler la première place. Nous transmettons cette information sans commentaire et laisserons les stagiaires juger.
À 17 heures, place aux activités. Le football et le volley sont bien au rendez-vous, mais pas le street workout. Officiellement, l’activité est annulée. Officieusement, les animatheurs chargés de l’encadrer découvrent les conséquences différées de la séance de la veille. Même l’auteur de ce compte rendu ressent encore ses courbatures en tapant ces lignes.




Mais une nouvelle bien plus importante circule dans les couloirs : la piscine rouvre demain.
Après plusieurs jours d’attente, les stagiaires peuvent donc commencer à préparer maillots, serviettes et probablement une cérémonie officielle de réouverture. Le problème de chlore semble enfin vaincu. Il aura tenu plus longtemps que certains TD (hein Kevin).
Après le dîner, pas de conférence ce soir, mais un grand tournoi d’échecs. Les parties s’enchaînent dans une ambiance très sérieuse — du moins jusqu’à ce que quelqu’un perde sa dame — et Ernest finit par triompher de la concurrence et décrocher la gloire éternelle, ou au minimum celle qui durera jusqu’au prochain tournoi.
La soirée sportive n’est cependant pas terminée. Après le succès de la projection de la veille, l’amphithéâtre accueille de nouveau Félix Lebrun pour son match de tennis de table. Et une fois encore, notre Français s’impose. À ce stade, l’amphi de Valbonne commence doucement à se transformer en annexe officielle du fan-club de Félix.

La journée se termine ensuite avec les traditionnels jeux, puis chacun regagne progressivement sa chambre pour dormir.
Enfin, « chacun »… Certains trouvent encore suffisamment d’énergie pour organiser quelque part dans le bâtiment CPGE une activité qui ne figure étonnamment sur aucun emploi du temps officiel : les potins.
Mathématiques le jour, potins la nuit : l’équilibre indispensable à tout bon stage olympique.
Jour 5 – Lundi 17 août : Goûter maths et dernier jour avant l’entraînement
La cinquième journée commence tranquillement à Valbonne. Les habitudes sont désormais bien installées : réveil, petit-déjeuner, puis chacun rejoint son groupe pour une nouvelle matinée de mathématiques.
Le groupe A poursuit les inégalités avec Héloïse, tandis que le groupe B retrouve les équations fonctionnelles avec Tristan. Le groupe C s’attaque à un pot-pourri de théorie des nombres avec Antoine et Hadriel, le groupe D à un pot-pourri de combinatoire avec Emilhan, et Anatole propose au groupe E de la combinatoire avec un petit goût d’algèbre et de théorie des nombres. Difficile donc d’imaginer un exercice qui ne puisse être dans ce TD, à moins de commencer par « Soit ABC un triangle »…





Pendant que les stagiaires profitent de leur pause déjeuner, les animatheurs se réunissent et découvrent leur grande mission du jour : préparer l’« entraînement » du lendemain. On dit bien entraînement, terme soigneusement choisi pour ne pas effrayer les élèves avec des mots tels que « test », « évaluation » ou « quatre heures seul face à une feuille blanche » pour une simulation sans réel enjeu.
La mission consiste notamment à faire le point sur les sujets en cours de création, à tester les exercices envisagés et à s’assurer que l’ensemble est bien équilibré. Une tâche qui, à ce moment précis de la journée, paraît encore tout à fait raisonnable et rapide.
Les cours reprennent ensuite. Le groupe A retrouve la géométrie avec un pot-pourri proposé par Claire et Noam, et Kevin et Mathieu réservent le même sort au groupe B. Melvil poursuit les équations fonctionnelles avec le groupe C, Aurélien emmène le groupe D sur des G1 et des G2, tandis qu’Akin présente les nombres complexes au groupe E.






À 17 heures, fin des cours. Les regards se tournent alors vers l’activité que tout Valbonne attend désormais avec davantage d’impatience que les résultats de certaines olympiades : la piscine.
Et non.
Toujours pas.
La réouverture, annoncée pour bientôt depuis suffisamment longtemps maintenant n’a toujours pas eu lieu. Petite pensée particulière pour l’auteur de ce compte rendu, qui quitte Valbonne dès le lendemain et doit désormais accepter une terrible réalité : il aura passé tout le stage à quelques dizaines de mètres d’une piscine sans jamais pouvoir y mettre un pied. Certaines blessures mettent du temps à cicatriser.
Heureusement, football et volley sont bien au programme. Le street workout, lui, reste en pause : les courbatures de la première séance sont apparemment encore suffisamment convaincantes pour obtenir leur propre jour de repos.
Sur le terrain de football se joue surtout la très attendue revanche entre élèves et animatheurs. Les anims prennent rapidement les choses en main et mènent 6-0, portés notamment par un Rémi particulièrement inspiré.
Mais alors que tout semblait sous contrôle, coup de théâtre : Réminho change de camp et rejoint les élèves. Une décision que certains qualifient de choix tactique et d’autres, beaucoup plus simplement, de trahison.
Emilhan choisit en tout cas de régler la question directement sur le terrain et lui réserve peu après un tacle particulièrement engagé. Peut-être une réaction spontanée. Peut-être aussi une manière subtile de rappeler que si le poste de directeur de stage venait malencontreusement à se libérer, certains sont déjà prêts à assurer la succession.
Pas de conférence ce soir : à la place, Eva, ancienne stagiaire, propose une activité assez originale mêlant mathématiques et cuisine : fabriquer des îles flottantes grâce à la gravité.
Le principe est simple : les élèves commencent par faire des maths, puis, une fois le TD terminé, ils peuvent manger le résultat. Une méthode pédagogique qui rencontre immédiatement un certain succès et pose surtout une question essentielle : pourquoi tous les TD ne se terminent-ils pas comme cela ?


Les stagiaires travaillent donc, cuisinent, puis vérifient expérimentalement que les îles flottantes possèdent une propriété rarement rencontrée en olympiades : elles disparaissent beaucoup plus vite lorsqu’elles sont réussies.
La soirée s’organise ensuite autour d’une préoccupation commune : l’entraînement du lendemain. Plusieurs stratégies apparaissent. Certains élèves choisissent d’aller se coucher tôt afin d’être parfaitement reposés. D’autres préfèrent réviser encore un peu. Et les plus vaillants poursuivent les jeux de société, manifestement convaincus que le sommeil est une ressource facultative dont l’utilité reste à démontrer.
Pendant ce temps, du côté des animatheurs, la fameuse « petite mission rapide » de l’après-midi suit son cours.
Les exercices sont testés, discutés, modifiés, déplacés, remplacés, parfois réhabilités quelques minutes après avoir été définitivement écartés. Les sujets prennent progressivement forme… très progressivement.
À 23 heures, alors que les stagiaires commencent à rejoindre leurs chambres, plusieurs animatheurs sont encore autour des feuilles.
La Grande Mission s’est donc révélée un peu comme certains problèmes d’olympiades : au premier regard, on se dit qu’il doit bien y avoir une solution rapide. Quelques heures plus tard, on est toujours dessus, entouré de brouillons, en se demandant pourquoi on a eu cette idée. Mais demain matin, les élèves, eux, auront bien leur entraînement.
Et c’est ici que je vous abandonne : ce sera mon dernier compte rendu de ce stage de Valbonne, la future star montante de YouTube étant appelée vers de nouvelles aventures dès demain. La suite du stage continue, mais sans votre fidèle reporter. Bonne chance à mon successeur !
Jour 6 : Tes… Entraînement
Le jour tant attendu de l’entraînement arrive enfin ! Les élèves se réveillent en pleine forme, mais sans aucun stress puisqu’il s’agit d’un simple entraînement dénué de tout enjeu et non d’un test, comme on ne le rappellera jamais assez. Les petits chanceux du groupe E auront la chance d’avoir 4h30 de composition, et donc de se lever avant tout le monde et de déjeuner après tout le monde. Mention spéciale tout de même au groupe D, qui avec un sujet de 4h doivent se lever en même temps que le groupe E.
Réveil matinal donc pour ces deux groupes, ainsi que pour les deux malheureux animatheurs contraints de les surveiller. C’est également le jour du départ de quelques animatheurs, remplacés fort heureusement par une équipe de choc composée d’Éva et Éric. Certains sont même prêts à tout pour rester un jour de plus, prétextant s’être trompés de jour en prenant leur billet.
Un invité surprise s’incruste aux entraînements : il s’agit d’Epsilon, la nouvelle chouchoutte des élèves. Melvil, pour protéger la fragile concentration des élèves, la remet dehors et ferme la porte. Quelques minutes plus tard, un timide miaulement révèle son retour dans la salle, au plus grand désarroi de Melvil. Après investigation, il comprend qu’il y avait en fait un trou dans le mur, permettant à Epsilon de revenir compromettre la réussite des élèves à l’entraînement.





Lorsque sonne le gong, les élèves se précipitent pour reprendre des forces à la cantine, non sans avoir abondamment discuté et comparé leurs performances. C’est au tour des animatheurs de travailler : ils auront seulement quelques heures pour aller à la piscine, au foot, participer à l’activité post-entraînement et bien sûr corriger d’innombrables copies. Certains réussiront, en légende, à accomplir toutes ces tâches sans faillir. D’autres s’arracheront les cheveux des heures durant sur les cabalistiques brouillons des élèves du groupe E.
De 13h30 à 15h30 a lieu la traditionnelle activité post-entraînement. Cette année, les élèves jouaient le rôle d’espions devant obtenir des informations des sources de l’Oméga (Office Mathématique d’Espionnage et de Guerre Anti-féline) pour déjouer les plans de Delta. Vous l’aurez compris, ces sources étaient les animatheurs, répartis dans le CIV. Pour complexifier la tâche des élèves, chaque animatheur a concocté un défi que les élèves devaient accomplir pour obtenir les informations.
C’est ainsi que certains élèves ont du mimer Théo battant Rémi au ping-pong, affronter Anatole en lancer de feuille de papier, reconnaître les parents des différents animatheurs ou encore reproduire les figures acrobatiques d’Héloïse…



Les lecteurs attentifs auront remarqué que j’ai spoilé quelques lignes plus haut la grande nouvelle de la journée : après quatre jours d’une attente qui a éprouvé les nerfs des plus vaillants participants au stage, après quatre jours de souffrance, forcés que nous étions de regarder la piscine tous les matins et tous les soirs sans pouvoir y mettre un pied, enfin celle-ci est ouverte ! C’est donc tout naturellement une horde débraillée d’élèves et animatheurs qui s’y précipite dès l’ouverture pour ne pas perdre une seule minute de cette précieuse est indispensable étendue d’eau.
Du côté des animatheurs, les corrections de copies doivent être finies avant 20h pour pouvoir présenter les preuves aux élèves et rendre leurs copies. Difficile tâche puisque, piscine oblige, certains se rendent compte à 19h que tout reste à faire. Mais tout se termine bien pour tout le monde puisqu’à 21h, les copies sont rendues et les élèves peuvent vaquer à leurs occupations.



C’est décidément la journée des premières, puisqu’il y a également une séance d’astronomie ce soir ! Celle-ci n’a pas de mal à rassembler une joyeuse troupe d’élèves, qui aura la chance d’observer les étoiles à travers les téléscopes du CIV pendant quelques heures.
Cette journée aura été longue pour tout le monde, et animatheurs aussi bien qu’élèves ne tardent pas à aller se coucher pour entamer la deuxième période du stage du bon pied. La légende raconte cependant que les quelques animatheurs nous quittant demain ont fait exception à l’affirmation précédente…
Jour 7 : Mercredi 19 août, la nouvelle période, les nouveaux animatheurs
La deuxième période commence et tous les groupes sauf le groupe E découvrent ou redécouvrent de nouvelles matières. Combinatoire et Arithmétique pour les groupes A et B, Combinatoire et géométrie pour le groupe C et enfin Arithmétique et Algèbre pour le Groupe D. Les élèves se sont donc réveillés avec enthousiasme pour : s’émerveiller devant le principe des tiroirs avec Anatole pour le groupe A, se rafraîchir la mémoire par rapport au techniques de bases avec Arthur pour le studieux groupe B, se creuser les méninges face au terrible double comptage présenté par Hugo au groupe C, découvrir la complexité avec Emilhan et les nombres imaginaires…, et enfin le groupe E a pu s’émouvoir devant l’élégance des séries génératrices et de leurs applications aux problèmes de grilles, présentées par le charismatique Théo Lenoir.
Les animatheurs de la première période sont partis à contrecœur, malgré tous leur effort pour rester : après les mésaventures de Kévin, c’est au tour de Noam de retarder son départ après que son corps a refusé de se réveiller à l’heure pour son train.


Après toutes ces émotions, les élèves se dirigent vers la cantine pour se reposer avant les cours de l’après midi. Les élèves du groupe A ont ainsi découvert la divisibilité et la notion de PGCD avec Antoine. Le groupe B a pu se remémorer les grands principes d’arithmétiques auprès d’Éva. La chasse au rapport a frappé le groupe C, qui ne s’est pas laissé déstabiliser grâce l’impressionnante capacité des élèves à tracer des jolies figures. Maxime et Rémi se sont associés pour montrer la grandeur des factorielles aux élèves éblouis du groupe D. Le groupe E s’est exercé sur des exercices de géométries de compétitions.








Malheureusement les cours se terminent à 17h, mais nos petits mathématiciens peuvent se consoler avec la fameuse activité piscine… Le grand soleil est apprécié de tous, notamment des joueurs de foot et de volley.
Les élèves ont ensuite été subjugués par le charisme d’Emilhan pendant sa conférence sur les coloriages synchronisant des graphes. Vous ne savez pas ce que cela veut dire ? Imaginez que je vous demande de suivre un chemin et que peu importe votre point de départ vous arriviez toujours au même point d’arrivée, par exemple l’amphi du CIV pour écouter votre animatheur préféré.


Jour 8: Jeudi 20 août, le grand retour du street workout malgré l’orage !
Un nouveau jour se lève sur le centre du stage. Enfin le soleil se lève mais les nuages et l’orage le suivent de très (trop) près…Grâce à l’amour des maths, les élèves bravent les éléments pour se rendre en cours. En premier parlons du groupe A qui a découvert les nombres les plus rapides 😊. Le rigoureux groupe B a appris la notion d’ordre auprès de Hugo et de son écriture cryptique. Les élèves du groupe C ont eu un avis radicalement optimiste vis à vis d’un axe bien particulier. Théo et Solal ont également présenté les jolis polynômes entiers à un groupe D très attentif. Le groupe E quand à lui, était fasciné par les équations fonctionnelles avec des idées de théorie des nombre.







Jour 9: Jeudi 21 août, la trêve de la canicule 🙂
Aujourd’hui le Soleil manque à l’appel, au grand étonnement de notre nouveau batch d’animatheurs dont la garde-robe avait été pensée pour affronter des températures caniculaires. C’est donc avec un grand soulagement que les élèves ont pu se réveiller en profitant de la fraicheur apportée par les bourrasques de la nuit.
Déjà le 9ème jour de stage donc, comme vous l’aurez remarqué grâce au titre de cette section ! La machinerie matinale de chacun est ainsi bien huilée : pour certain.e.s,
il s’agira d’un réveil à 7h30 tapante permettant de profiter dans le calme d’un bol costaud de céréales. D’autres, plus ambitieux, auront à nouveau essayé d’inscrire un record de vitesse sur le triptyque indispensable petit-déjeuner/débarbouillage/ponctualité en cours, sans succès notable pour la plupart.
Toutes ces pluralités de modes de vie convergent néanmoins vers le moment phare – désormais bien connu – de cette matinée : les cours de 9h ! Comme d’habitude, nos animatheurs nous ont préparé du lourd ! Le groupe A a ainsi commencé sa journée avec un cours aux petits oignons de Félix présentant le principe de l’extremum. Le groupe B a eu le loisir de dessiner des jolies petites grilles, sous l’œil attentif de Tiphaine et Théo. Pour le groupe C, ç’aura été l’occasion de d’appréhender – peut-être pour la première fois – la philosophie profonde des invariants et monovariants. Le groupe D aura lui assisté aux débuts d’Hadrien dans sa carrière d’animatheur, signant avec brio son premier cours sur un TD de petites shortlists. Finalement, pour clôturer cette énumération il ne manque plus que le désormais traditionnel TD groupe E d’idées simples dispensé par David, camouflant sous ce nom cajoleur une liste sacrément longue d’exercices de géométries tous plus dangereux les uns que les autres.
Quelques heures plus tard, c’est déjà (ou peut-être enfin) la pause déjeuner ! L’occasion pour Théo de théoriser le concept du « pot de yaourt derrière la voiture », une toute nouvelle expression donc qui selon nos envoyés spéciaux dépéchés sur place lui serait venu sur le feu du moment, démontrant ainsi une nouvelle fois que la langue française a une place de choix au sein du stage de Valbonne.
Cette deuxième salve de cours qu’est l’après-midi s’ouvre ensuite avec une nouvelle de taille pour les élèves : la séance astronomie est maintenue et les conditions météo sont parfaites ! Malheureusement, les quelques animatheurs entamant leurs cours ne semblent pas ressentir auprès des élèves la vague d’enthousiasme escomptée vu que cinq messages plus tard, la conclusion est formelle : seul.e.s 6 élèves seraient intéressé.e.s par l’activité parmi les 90 du stage. La faute sans doutes au programme de rêve proposé par Félix, composé d’une conférence sur les olympiades de linguistique, elle-même suivie très vite d’un karaoké endiablé pour se détendre les méninges.
Les cours de l’après-midi se passent merveilleusement bien, sauf pour Maxime qui est confronté à un choc de taille : un vote anonyme réalisé auprès des 12 élèves du groupe conclut à l’unanimité au caractère illisible de son écriture.



Trois heures plus tard, c’est donc l’occasion pour les élèves de se réconcilier avec les évènements de la veille en profitant pleinement de la piscine et du terrain de foot sous un soleil certes plutôt calme, mais bien présent. Une amélioration donc par rapport à l’orage et la pluie encore frais dans les souvenirs collectifs. S’enchainent alors dans la foulée le dîner, ainsi que la conférence de Félix que nous avions précédemment annoncée.
Les pigeons voyageurs à notre disposition semblent s’être perdus sur le chemin, de sorte qu’à l’heure actuelle nous n’en avons encore aucune nouvelle. Pour autant, à en juger par le tonnerre d’applaudissements qui l’a suivi – confondu légitimement (et craintivement) en salle anim’ par le retour de l’orage d’hier – nous pouvons supposer qu’elle a été très agréablement reçue.
Pour les groupes A, B et C, cet évènement signe le début d’une nouvelle soirée endiablée parsemée de jeux de société, d’étoiles… et de chansons. Pour les élèves des groupes D et E néanmoins, il va falloir attendre encore une petite heure et demie puisque qu’une FAQ est organisée pour la première fois par Théo et quelques anciens élèves motivés pour leur expliquer comment travailler à l’issue du stage de Valbonne.







Puis, vient l’heure d’aller dormir pour les élèves. L’occasion justement pour les animatheurs de garde de retrouver nos 6 élèves courageux.ses qui étaient allé.e.s à l’astronomie, et qui se sont manifestement couché.e.s des étoiles plein les yeux !

Jour 10 – Samedi 22 août : Les derniers cours – et l’entraînement qui prépare sa revanche
Malgré les inquiétudes qu’a pu susciter l’organisation d’un karaoké, c’est bel et bien sous le soleil que se réveillent les élèves pour ce nouveau jour du stage. Alors que leur journée avait si bien commencé, ils ont été pris d’effroi par une terrible nouvelle en consultant leur emploi du temps : c’est aujourd’hui le dernier jour de cours et la fin du stage de Valbonne arrive à grands pas ! L’inquiétude de devoir partir du CIV est la seule chose pouvant troubler les participants puisqu’en tout cas, les participants ne sauraient s’inquiéter de l’approche des entraînements car il s’agit justement d’entraînements sans enjeux et pas d’un autre mot commençant par un T est finissant par « -est ».

Pour finir en beauté, les groupes A et B se synchronisent puisqu’ils étudient tous deux les équations diophantiennes (un mot compliqué pour dire « avec des entiers ») avec David d’une part et le duo Hadrien-Emilhan de l’autre. Pour les autres groupes, c’est le moment de revoir tout ce qui a été fait pendant cette deuxième période puisque nous assistons à un alignement des sujets de cours (10 jours après un alignement des planètes pour les passionnés d’astronomie) avec pot pourri pour les trois groupes C, D et E. Quand Tiphaine et Arthur exercent les géomètres du groupe C, Félix fait découvrir les débuts des shortlists d’arithmétique au groupe D tandis qu’Anatole et Érik proposent une sélection de problèmes d’algèbre. Les animatheurs qui n’ont pas cours (et ceux assez rapides à la pause) profitent également d’une séance de piscine matinale.





Tout le monde peut alors aller manger pour reprendre des forces avant les ultimes cours du stage qui commenceront avec quelques petites minutes de retard parce que les animatheurs devaient discuter de beaucoup de choses pendant leur réunion quotidienne : conception des sujets de l’entraînement, organisation de la dernière journée, début du rangement de la pourtant très ordonnée salle anim, prévisions des départs le surlendemain.

Après cela est venu le moment du dernier (c’est triste) cours pour tous les élèves : ils finiront sur une touche ludique en groupe A avec Solal pour un TD de jeux (Quoi ! Vous n’avez pas 2026 cartes sur vous ?) pendant que les groupes B et C révisent avec un pot pourri de combinatoire dispensé par Lucile et Gaëtan d’un côté et Antoine de l’autre. Matteo termine avec de l’algèbre en groupe D en donnant un cours sur les systèmes pendant que Serge présente la technique de l’inversion (vous ne saviez pas que les droites sont des cercles ?) au groupe E.







Suivent alors les traditionnelles activités de l’après-midi : piscine, foot, volley, street workout aujourd’hui et les dernières courses à la supérette du stage ; cette dernière option ayant été assaillie par des élèves désireux de se constituer des provisions de bonbons, sodas et autres sucreries desserts sains et de légumes pour la nuit blanche qui suit l’entraînement et clôt le stage.

Pendant ce temps, les animatheurs sont en pleine effervescences pour discuter des sujets des entraînements, trouver des exercices, estimer leur difficulté (les avis pouvant grandement diverger sur cette question), partager ses ressentis sur les cours…

S’ensuit un dîner des plus classiques, où ces débats doivent cesser pour ne pas divulgâcher aux élèves leur activité de demain matin. La soirée se déroule comme à l’accoutumée : remplie de jeux de sociétés, avec certains animatheurs encore occupés par les dernières vérification des sujets. Une fois ceux-ci terminés à une heure plus raisonnable qu’en première période, il est temps de les imprimer (et de résoudre le casse-tête des effectifs des groupes A/B qui dépendent de la matière) avant de se coucher pour prendre des forces avant l’entraînement, le dernier jour du stage et la traditionnelle nuit blanche pour ceux qui le souhaite. On remarquera que les jeux des élèves aussi se sont arrêtés bien plus tôt en prévision de ces grand évènements…

