IMO 2026 au jour le jour

Comme tous les ans, la France participe à l’IMO (International Mathematical Olympiad, OIM en français), la compétition reine des mathématiques olympiques. Pour cette édition 2026, la compétition se déroule en Chine, à Shanghai du 10 au 21 juillet (site officiel : https://www.imo2026.com/). L’équipe de France est composée de 6 élèves de 16 à 17 ans : Mattéo Argentin, Hadrien Faucheu, Malone Heim, Kyrill Rovinsky, Ruirong Li et Marin Renaudineau. La délégation est complétée par Théo Lenoir (chef d’équipe), et Aurélien Fourré (chef d’équipe adjoint et rédacteur de ce journal).

Jeudi 9 Juillet: Le grand départ

Notre aventure commence le soir où nous nous retrouvons à 19h30 à Châtelet les Halles. Marin est arrivé plus d’une heure plus tôt à Paris et a choisi de nous attendre à l’endroit le plus charmant de la ville de l’amour : le quai du RER B. Après l’avoir retrouvé, j’aperçois Ruirong qui m’informe que deux autres élèves anonymes sont à l’autre bout du quai et ont un problème de valise. “Déjà?” , pensais-je alors, mais pas le temps de se lamenter, il faut aller les aider. Il s’avère que l’un des deux élèves a refermé le cadenas intégré à la valise de l’autre, mais aucun des deux n’en connaissent le code. Heureusement, je parviens à deviner le code (oui, c’était 000) et le problème est vite résolu. Maintenant que Mattéo et Hadrien sont rassurés (oups j’ai oublié de conserver leur anonymité) nous partons tous les 6 avec Kyrill en direction de Charles de Gaulle (l’aéroport, pas l’étoile).

Là-bas nous retrouvons Malone, arrivé en tgv. Le temps de manger, et de regarder le match France-Maroc et nous embarquons avec seulement une heure de retard pour Shanghai.

L’équipe au presque complet dans le RER. Au fond avec l’air espiègle: Marin. Devant lui avec son bob, Kyrill. Au premier plan de gauche à droite: Mattéo, Hadrien et Ruirong.
Ils adoptent immédiatement un passe-temps sain: chercher un problème de maths que je leur ai suggéré. Question subsidiaire: deviner le problème avec seulement leur brouillon. Indice: le problème est tombé recemment.
Un drame en deux actes: mon sandwich
à l’aéroport
Qui s’est avéré être deux tout petits sandwichs
avec un trou au milieu

Vendredi 10 Juillet: La grande arrivée

Nous atterrissons à 17h30 (il y a 6h de décalage avec la France, donc le vol n’a duré que 11h, ouf!).

Au programme du vol, films et séries, jeux de l’avion (solitaire, 2048, un élève anonyme se plaint que le Tetris était buggé, je vais faire une réclamation à Airfrance) et évidemment sommeil. L’équipe ne s’est rendue compte qu’il y avait du wifi à bord que 30 minutes avant l’atterrissage. Certains ont dormi 10h, d’autres 3, il va falloir se remettre de tout ça pour être en forme pour les épreuves, heureusement, on a quelques jours prévus pour cela.

L’équipe au complet, à l’exception de Théo que nous retrouverons qu’après les épreuves. De gauche à droite: Marin, Ruirong, Malone, moi, Hadrien, Mattéo et Kyrill.

Le temps de rejoindre notre hôtel et de dîner dans un petit restaurant local fort charmant, il est déjà l’heure de se coucher, même si nos horloges biologiques ne sont pas tout à fait d’accord. Je me rends compte lors de ce dîner que nous avons oublié une épreuve pratique lors de la séléction de l’équipe: la tenue des baguettes. Seuls deux élèves sur six savent les utiliser, cela promet…

L’équipe au restaurant
Marin face à son plat de nouilles.
Observez la technique innovante

Samedi 11 Juillet: Visite de Shanghai et grande révolte des nouilles

Le réveil est difficile pour beaucoup mais un petit déjeuner composé de plats surprenants pour nos goûts occidentaux, beaucoup de salé, des légumes, des nouilles, mais tout le monde y trouve son compte.

Un petit déjeuner avec du riz, des champignons, des nouilles, des ravioli chinois et différentes viandes. Surprenant, mais pas mauvais. En plus il y a des fourchettes et des couteaux, au plus grand bonheur de plusieurs élèves.

Nous partons ensuite visiter Shanghai. Nous y avons vu le temple du dieu de la ville (taoïste), son jardin son bazar attenants. Nous avons aussi visité un monastère bouddhiste où les photos étaient interdites.

Le métro à Shanghai. Ca change de Paris!
Vue de Shanghaï, admirez la porte
L’équipe devant des bâtiments commerciaux. Toute la rue a des toits qui avancent comme cela. Avec la mémoire du p6 de l’an dernier, il apprennent méthodiquement le pavage du bâtiment derrière eux.
Le midi nous déjeunons dans un restaurant de nouilles
Malone tente d’imiter la pose d’une instagrameuse chinois contre dans un parc rempli de bambous
Un saisissant contraste entre tradition et modernité
Le temple du dieu de la ville
Mattéo et Malone priant avec des bâtons d’encens que de l’algèbre tombe en P3.
Pratique pour avoir des yeux derrière la tête. Heureusement l’équipe est assez sage, je ne devrais pas en avoir besoin

À côté du temple du dieu de la ville, un joli jardin sinueux et très visité.

Le jardin contient des bâtiments historiques décorés.
L’équipe au bord de la rivière artificielle qui traverse le jardin
La force tranquille de la nature

Nous avons suivi le Bund, la promenade piétonne au bord du fleuve, flanquée d’un côté de bâtiments historiques (douanes, tour météorologique etc.) et de l’autre, derrière le fleuve, de Pudong, le quartier d’affaires, avec ses iconiques gratte-ciels.

Kyrill, en arrière plan Pudong.
Les élèves contemplent Pudong

Le soir venu, les élèves se révoltent. Ils en ont marre des nouilles, et réclament du KFC (Kunming Fried Chicken). Craignant pour ma tête, je cède à leurs exigences révolutionnaires dangereuses et nous commandons à emporter, Ruirong et moi dans un restaurant local, les autres au KFC avant de nous retrouver et de manger dans une chambre d’hôtel.

Le repas de la honte
Pour conclure la journée, une petite partie de so clover avant d’aller dormir.