Romanian Masters de Mathématiques 2018

Quatrième participation de la France aux RMM, avec une équipe composée d’Yvon Fredrich, Tristan Humbert, Arthur Léonard, Etienne Rossignol, Timothée Rocquet et Baptiste Serraille (leader Thomas Budzinski, deputy leader Guillaume Conchon–Kerjan).

Jeudi 22 février

Vendredi 23 février

Samedi 24 février

Dimanche 25 février

Lundi 26 février

 

Mercredi 21 février

C’est à 8h45 pétantes que notre équipe se met en route depuis le foyer de l’Internat d’Excellence de Cachan où se déroule le stage olympique de février. Les six élèves sont en forme, et ont bien récupéré du test de la veille, petit avant-goût de ce qui les attendra vendredi et samedi.
Comme nous sommes trop en avance, les traditionnels incidents du RER B s’étant mis en grève pour la matinée, nous nous infligeons une petite frayeur : un élève se rend compte qu’il a oublié son autorisation de sortie du territoire dans sa valise au moment où celle-ci s’éloigne irrémédiablement au dépose-bagages. Le temps d’appeler ses parents pour qu’ils remplissent le formulaire cerfa en ligne approprié et lui envoient sur son smartphone, et nous arrivons à l’heure à l’embarquement. Non sans avoir perdu à la douane deux paires de ciseaux appartenant à la même personne, et qui auraient mieux fait d’échanger leur place avec la fameuse autorisation de sortie…
Le vol  est des plus tranquilles, et la compagnie TAROM a l’obligeance de penser à initier notre acclimatation à notre futur environnement gastronomique. Concrètement : poulet et riz, bon appétit !
Notre guide Fran, un fort sympathique  lycéen bucarestois nous attendait à l’aéroport, et nous mène au bus qui doit nous déposer à notre lieu de séjour, ce qui est fait après une cinquantaine de minutes de bouchons et bâtiments soviétiques sous la grisaille.
La soirée se déroule sans péripétie notable, modulo un téléphone oublié dans le bus et récupéré quatre heures après (cette fois-ci le fait d’une autre personne, un peu plus proche du clavier qui a servi à taper ces lignes).
Après avoir posé nos valises, les élèves dans la résidence étudiante Moxa, les leaders dans un hôtel à 300 mètres, nous allons dîner à la cantine de la résidence. Le poulet est toujours là, la polenta avait remplacé le riz. En entrée, des pâtes cuites à l’eau, mêlées à un vague fromageoïde blanc légèrement sucré (remarquablement soluble dans la sauce fortement anethisée du plat principal) C’est l’occasion de retrouver Constantin Le Bezvoët, autre élève de notre préparation olympique, mais membre de l’équipe B de Roumanie : c’est que ça peut servir pour des olympiades, d’avoir deux passeports.
Nous envoyons ensuite les élèves au lit (réveil 7h heure roumaine le lendemain !) avant de retrouver les autres leaders pour la traditionnelle première réunion autour d’un bon verre de vin et de la liste des problèmes qui servira à élaborer le sujet. Nous restons éplucher tout ça jusqu’à 23h. On verra ce que cela donnera demain…

 

Jeudi 22 février

La nuit de sommeil bien mérité après le labeur de la veille fait place à un nouveau jour sans soleil. À 8h30, nous nous mettons en route pour une promenade matinale jusqu’au lycée Tudor Vianu où a lieu la compétition, tandis que la neige commence à tomber.Nous arrivons à 9h pile pour la réunion du jury… où on nous laisse deux heures pour étudier encore les problèmes : c’était bien la peine de se coucher aussi tard la veille ! Pendant ce temps, les élèves, que nous n’avons pas encore vus, sont dans une autre salle du lycée, et profitent d’une conférence de Po-Shen Loh, le charismatique leader américain, sur la résolution de problèmes mathématiques.

Place de la Victoire – la densité de voitures est pour l’instant strictement supérieure à celle de neige.

 

Le parc près du lycée

Nous rentrons déjeuner à Moxa le midi (chaque trajet durant une vingtaine de minutes, cela fera pas mal de temps cumulé en fin de semaine…). En retournant au lycée pour la finalisation de l’énoncé, puis sa traduction dans chaque langue, nous croisons les élèves, qui ont déjà craqué : ils ont fui la cantine pour une pizza avec les guides, suivie de la visite d’un musée dans le coin.

Le musée en question – photo floutée pour raisons climatiques, dira-t-on.

Nous nous retrouvons tous à 17 heures pour la cérémonie d’ouverture au lycée dans un auditorium flambant neuf : la conférence du matin (l’occasion d’apprendre à tricher discrètement aux dés, aux dires des élèves) fut l’occasion de l’inaugurer ! De façon fort étonnante, les discours officiels sont réduits à peau de chagrin, pour le plus grand bonheur de l’assemblée. Vient le moment de demander aux équipes de monter une à une sur scène… et là, surprise : chaque passage est précédé d’un court exposé de deux élèves du lycée, qui présentent le pays concerné dans une tenue « traditionnelle » (on ne mettra jamais assez de guillemets). On notera le grand succès de l’élève venu parler du Brésil, et dont le numéro endiablé de samba a fait chavirer le public. Pour notre part, nous héritons de deux personnages en béret rouge, mais sans bouteille de vin (après tout, dans un établissement scolaire pour mineures), qui nous récitent quelques anecdotes sur l’Histoire de France pendant qu’une vidéo youtube toureiffelisée servant de fond sonore nous joue une petite valse à l’accordéon. Saviez-vous que Louis XIX n’aura régné qu’une vingtaine de minutes ?* Comme toutes les autres équipes, nous montons toutefois de bon coeur sur scène pour saluer cette amusante initiative. Dans la précipitation, j’oublie hélas de prendre une photo.

Les élèves français, sur la grande scène de l’auditorium plein à craquer, accompagnés des deux lycéennes en « tenue française ». Bien sûr, il faut imaginer..

 

Une fois les Américains passés, après un dernier show fort de covfefe, la cérémonie s’achève avec un retard conventionnel d’une demi-heure. Les élèves s’en vont dîner tandis que nous terminons nos traductions. Un exercice toujours fastidieux et déséspérément long, pour une poignée d’énoncés qui dépassent rarement quelques lignes. Il faut suivre fidèlement l’original en anglais – qui aura subi moult péripéties en réunion pour que le texte soit le moins ambigu possible – tout en essayant de trouver la formulation la plus simple à comprendre pour nos élèves, quitte à alourdir les phrases. Le résultat est rarement un chef-d’oeuvre de littérature mathématique… Nous terminons à sept heures passées, donc trop tard pour goûter aux délices de la cantine, et nous mettons en quête d’un restaurant. Il faut croire qu’ils ferment tous très tôt : après une errance infructueuse sous les bourrasques blanches, nous rendons les armes pour un des quelques fast-food encore ouverts. Au moins tout le monde pourra-t-il retrouver Morphée assez tôt pour des rêves mathématiques (ou pas). Que nous réservera le premier jour d’épreuve ? Réponse demain pour les élèves. Et samedi ici, les sujets devant rester à l’abri d’Internet 24h – ce qui permet à d’autres pays de les utiliser comme test pour leur préparation olympique durant ce court laps de temps.

 

Vendredi 23 février

Le jour se lève, toujours divorcé du soleil, et le premier round approche. Nous retrouvons les élèves sur le chemin du lycée Vianu, le temps de prodiguer d’ultimes conseils : commencer par lire (et chercher un peu) tous les énoncés pour vérifier qu’on les a bien compris, numéroter ses pages, rendre tout y compris les brouillons, faire de belles figures bien annotées en géométrie, écrire toute idée qu’on peut avoir, même si on ne pense pas qu’elle sera rémunérée. Après tout, le barême n’a pas encore été fait… Une fois arrivés, nous montons vers les salles. Chacun s’installe, le brouhaha dans les couloirs s’éteint peu à peu. Il est 9 heures, l’épreuve commence.

Yvon, paré au combat !

 

Tristan, chevalier des mathématiques…
… et le roi Arthur, vétéran de l’an passé.
Etienne sur le champ de bataille. On notera l’optimisation du poids du matériel scripteur.
Constant, pour la gloire de la Franco-Roumanie.
Baptiste, prêt à en découdre (mais avec un T-shirt de rechange).
Timothée avance masqué (on a juste eu le temps de lui faire un signe, tout est OK).

C’est d’ailleurs le barême qui nous occupe jusqu’à 10 heures, dans une réunion du jury qui sert également à répondre aux questions que les élèves peuvent adresser pendant la première demi-heure. En général, il s’agit de demandes assez simples, par exemple « zéro  est-il un entier strictement positif », auquel cas la réponse est aisée (mais qui n’a pas le droit de douter, à peine réveillé et à l’aube d’une épreuve importante ?). Nous n’en recevons que cinq, dont aucune de la part des Français. Espérons que notre traduction ne leur a effectivement pas posé problème.

Thomas part visiter l’École Polytechnique locale avec les autres leaders, les deputy leaders n’étant pas obligés de les accompagner. Je préfère rester dans les environs du lycée, malgré la promesse d’un excellent déjeuner là-bas, car leur retour est prévu vers 15h. Or les élèves sortent à 13h30, et il est essentiel de recueillir leurs impressions à chaud, à la fois pour leur montrer notre soutien quoi qu’ils aient pu faire, et pour avoir justement une idée de ce qu’ils ont fait. Ce qui devrait beaucoup nous aider au moment de lire leurs copies ce soir.
À la sortie, les élèves sont mitigés : c’était difficile, même si on était prévenu. Avec Thomas, revenu finalement à l’heure, nous faisons le point. On aurait deux solutions complètes sur le 1, ainsi que deux élèves ayant de bons résultats intermédiaires, et une solution sur le 2. Pas grand-chose sur le 3 a priori. Il est un peu tard pour aller à la cantine, et nous partons avec plusieurs guides (qui nous font l’honneur de délaisser leurs équipes respectives pour notre compagnie), en quête de gastronomie roumaine authentique. Nous optons donc pour le Subway (sauf moi, qui prends une part de pizza dans une boulangerie, ainsi qu’un chausson à l’abricot qui a un curieux goût de citrouille… je me suis fait un faux-ami, on dirait).
Thomas et moi retournons à 15h au lycée, pour la réunion du jury devant fixer le barême des problèmes du lendemain, ce qui prend une bonne heure. Suite à cela, nous recevons des photocopies des écrits de nos élèves, et nous jetons immédiatement dessus. Après une bonne heure, nous avons presque fini et rentrons dîner à Moxa, puis analysons les dernières copies à l’hôtel. Notre lecture est conforme aux propos de nos six candidats, il est toutefois nécessaire de téléphoner à Baptiste vers 20 heures pour lui demander une petite précision sur sa copie de l’exercice 2… Et d’ailleurs, qu’ont fait nos élèves dans l’intervalle ? Ils viennent de rentrer d’une longue promenade vers le centre de la ville, à 3-4 kilomètres au sud (ils sont toutefois bien encadrés, puisqu’il y a désormais plus de guides que d’élèves dans le groupe), et dînent avec Arthur et Etienne, qui étaient restés se reposer. Tout le monde sera donc au lit à une heure raisonnable en vue de ce qui nous attend demain.

Dix jeunes devant l’immense parlement de Bucarest : cela fait 35000m2 par personne. Confortable.

 

Une photo d’hier un peu moins floue : on visitera des musées, qu’il neige, qu’il neige ou qu’il neige !

 

Samedi 24 février

Le second jour d’épreuve s’ouvre sur un ciel toujours outrageusement nuageux. Au petit-déjeuner à l’hôtel, toute l’équipe britannique est sur le pont. Leurs élèves ne supportent visiblement plus la cantine de Moxa (par ailleurs correcte quoi qu’on puisse en dire, et assez surprenant d’un pays dont la réputation gastronomique est encore à faire). Nous rejoignons les nôtres au lycée Vianu, le temps de prodiguer les derniers conseils : il faut en particulier numéroter et rendre toute feuille sur laquelle on écrit même un brouillon, et malgré les consignes qu’on peut recevoir des surveillants de la salle. Encore une fois, il ne faut négliger aucune opportunité de marquer des points.
Nous rejoignons ensuite la salle du jury, pour la première demi-heure consacrée aux questions, où nous en recevons deux, heureusement assez simples. À 10h30, nous partons pour la coordination du problème 1. Nous réclamons 7 points pour Timothée et Baptiste, 5 pour Tristan et 3 pour Etienne. Nous les obtenons sans trop de difficulté, mais avec beaucoup de patience : à chacune de nos affirmations, les trois correcteurs roumains face à nous palabrent interminablement entre eux jusqu’à être tous sûrs d’avoir entièrement compris. Vers midi, le problème 3 est expédié, hélas sans le moindre point pour nous (et il paraît que nombre d’autres équipes auraient également un zéro pointé). Quant au problème 2, nous demandons 6 points pour Baptiste dont la solution est presque complète, et le raisonnement juste malgré une petite erreur de calcul à la fin. Hasard heureux ou malheureux, cette erreur se corrige miraculeusement en deux lignes, et un correcteur est convaincu qu’il a volontairement truqué le calcul pour retomber sur ses pattes (ce qui est pour le moins malavisé : l’exercice est fini une fois qu’on a x<0, et Baptiste retombe sur le 18x<0 qu’on doit obtenir à l’étape d’avant en faisant un calcul correct, comment pouvait-il savoir que le bon coefficient était 18 alors que sa valeur était accessoire ?). Comme notre cher élève n’a pas détaillé sa pensée outre-mesure sur son papier, il faut batailler une vingtaine de minutes pour finalement repartir avec tout ce que nous étions venus chercher.
C’est déjà la fin du temps imparti à nos candidats, et nous les retrouvons à la sortie. Le ressenti est légèrement meilleur qu’hier, notamment parce que le 5 est plus abordable que le 2, mais toutes les solutions rendues sont apparemment loin d’être complètes, et personne n’a trouvé grand-chose sur le 6. Au vu du barême très échelonné des 4 et 5, la météo prévoit déjà une correction et une coordination quelque peu laborieuses.

Steak-frites à la cantine ! Mais seul le bouillon d’huile aux pâtes dépasse la température de la piscine de l’hôtel.

Il neige d’ailleurs légèrement en sortant. Nous laissons les élèves profiter d’un après-midi libre, et rentrons à l’hôtel où nous recevons les copies vers 16h. Elles nous occupent effectivement 7 longues heures durant, dont une petite pause pour apprécier le panier-repas de la cantine (fermée le samedi soir) et son inénarrable sandwich à l’escalope de poulet panée froide. Mais qu’importe, nous sommes prêts pour ce qui nous attend demain matin !

Nous ne nous sommes pas encore baignés.

 

Dimanche 25 février

Il est 9h30 lorsque nous poussons la porte de la salle de coordination pour discuter du problème 4. Les 7 points que nous demandons pour les solutions complètes de Timothée et Arthur ne posent pas de problème. Nous avions un doute pour Yvon, qui en fin de copie se ramène à tort à un cas particulier, sans que cela ne change grand-chose au raisonnement, mais il obtient également la note maximale sans discussion. Tristan bénéficie du barême généreux voté avant-hier pour gratter 5 points. Baptiste et Etienne en obtiennent respectivement 2 et 1 de même. Le tout aura duré à peine un quart d’heure, et les trois correcteurs bienveillants nous auront accordé presque plus que ce que nous souhaitions.
Après le zéro hélas rituel de la coordination du 6, nous passons vers midi sur le 5. Celui qui semble être le chef des trois correcteurs roumains insiste pour analyser chaque solution en détail, toutefois sans sévérité. Nous récupérons même 1 point pour Baptiste que nous n’aurions jamais espéré au vu du barême officiel – apparemment, c’est la jurisprudence qui s’est imposée avec les équipes passées avant nous. Ce qui nous donne le résultat final suivant :

Nom PB 1PB 2PB 3PB 4PB 5PB 6 Total
Yvon FREDRICH00077014
Tristan HUMBERT50051011
Arthur LEONARD00077014
Timothée ROCQUET70071015
Etienne ROSSIGNOL3001206
Baptiste SERRAILLE76021016

Ces scores pour le moins complémentaires (regardez donc la corrélation entre le premier et le second jour) ne nous permettront probablement pas d’obtenir une médaille, mais quatre mentions honorables, pour Yvon, Arthur, Timothée et Baptiste qui ont obtenu 7 points sur au moins un exercice.
Les résultats officiels sortent vers 15h après une brève réunion du jury pour fixer les barres de médailles, et confirment ceci : http://rmms.lbi.ro/rmm2018/index.php?id=results_math. L’or est donc à 29 points, l’argent à 22 et le bronze à 18. Au classement par équipes (3 premiers de chaque pays), nous terminons 17e sur 20, devant la Biélorussie, la Roumanie B et le lycée Tudor Vianu qui nous accueille (ceci dit, c’est un des tous meilleurs du pays).
La cérémonie de clôture commence à 17h38 précises. Après quelques brefs mots officiels, sont remises les médailles de bronze, d’argent, puis d’or. En point d’orgue, un trophée est remis aux meilleures équipes de la compétition : les Ukrainiens sont acclamés pour leur troisième place, les Russes et les Hongrois pour leur deuxième place ex-aequo (donc si l’Ukraine avait eu un point de plus, et la Hongrie un de moins, la première n’aurait rien reçu…bref).  Enfin, les Américains, vainqueurs, se voient remettre le trophée par la Corée du Sud, qui l’avait emporté l’an passé.

Un micro contre un trophée, marché conclu !

Nous sommes ensuite conviés au banquet qui marque la fin de ce 10e RMM. Tandis que les élèves survivent tant que faire se peut à une sono maso dans le hall, notamment grâce à tous les joujoux mis à dispositions par le lycée, les leaders se retrouvent dans une salle à côté pour échanger cordialement autour d’un petit verre d’eau fortement minérale. Plus sérieusement, c’est une bonne opportunité pour discuter de nos préparations olympiques respectives, et d’imaginer de potentiels partenariats à l’avenir… à suivre.

Buffet, billard et baby-foot.

Retour vers 21h à l’hôtel : demain, le bus pour l’aéroport part à 6h30. Si tout se passe bien, on pourra faire un déjeuner sans poulet !

Lundi 26 février

Bucarest nous fait une dernière bise enneigée, bien qu’un peu froide (il fait -10°C), lorsque nos deux taxis viennent nous chercher à l’heure dite. Il faut reconnaître que cette ville a un certain charme sous les flocons en pleine nuit. Le jour se lève lorsque nous arrivons à l’aéroport. Cette fois-ci, l’enregistrement des bagages et le passage de la douane sont sans histoire. La tupperwarisation des restes sucrés du plantureux dîner d’hier fut heureuse, et nous prenons un petit-déjeuner bienvenu en vue du long trajet à venir… Quelle n’est pas notre surprise de voir alors débarquer un déjeuner complet et poulet-free dans l’avion vers 10h30 (soit 9h30 en France) ! Après avoir récupéré nos bagages en un temps record, vient l’heure des adieux. Certains repartent en voiture ou en TGV depuis Roissy-Charles-de-Gaulle, d’autres rentrent  en RER au prix exorbitant d’un ticket adapté. Comme le résume si justement Yvon :  « cet aller-retour à l’aéroport aura coûté plus cher qu’une semaine de repas en Roumanie ! ».  À bientôt pour de nouvelles aventures !

 

Guillaume Conchon–Kerjan

 

*Ce qui semble sujet à débat, comme les points de vue opposés des pages wikipédia française et anglaise le laissent entendre.