MYMC 2019 au jour le jour

Le MYMC a lieu cette année à Naples en Italie, du 17 au 20 Juillet. L’équipe est composée de Maud De La Bretèche, Vladimir Ivanov, Jean Zablocki,  Emilie Zheng et accompagnée par Théo Lenoir. Le site web de la compétion est ici.

Mercredi 17 juillet : le départ

Toute l’équipe se retrouve à 10h à l’aéroport Charles De Gaulle. Malgré un problème avec un comptoir électronique qui semblait peu disposé à nous délivrer les étiquettes nécessaires, on réussit à déposer assez rapidement les bagages ce qui nous laisse le temps de faire une rapide escale à la gare de l’aéroport pour récupérer un drapeau français venant tout droit de Lyon car oublié la veille. On arrive avec une bonne heure d’avance au niveau de l’embarquement.

Une partie de cartes en attendant le départ

Malgré un léger retard (25 mins), le vol se déroule sans encombre et Francesco notre ange gardien nous attend à l’aéroport pour s’occuper du transfert jusqu’à l’hôtel.  Les affaires déposées, équipés des sacs offerts par le comité, profitant d’une après-midi libre, nous partons pour une ballade dans Naples le long de la mer guidés par Francesco.

Vue depuis le sommet du Castel dell’Ovo
Rocher trouvé sur la plage. Coïncidence ?

Après une longue marche, quelques visites, des discussions sur les problèmes d’IMO sortis récemment et un passage chez le glacier bien mérité, il est temps de rentrer à l’hôtel pour le buffet, mais quelques problèmes avec les moyens de transport locaux nous retardent.

Après l’effort, le réconfort

Arrivant avec une demi-heure après le début du buffet, on se retrouve sans places assises, mais après un début de repas debout, les organisateurs libèrent gentiment une table pour permettre à tout le monde de se poser et de profiter du buffet. Fatigué par la promenade, chacun part se coucher tôt pour être en forme pour le début des épreuves le lendemain.

Jeudi 17 juillet : début (et fin) des festivités mathématiques

Après un petit-déjeuner frugal, nous voilà en route pour l’Université de Naples. Suite à une conférence d’accueil vantant les mérites de ladite université, on a le droit à un nouveau petit déjeuner (cette fois-ci appelé « coffee break »). Ensuite commence véritablement la compétition : 80 minutes pour traiter 15 problèmes divers et variés pour les élèves, une bonne réponse rapportant 2 points, l’absence de réponse 0,5 points, pas de point en cas d’erreur.

Pendant ce temps les team leaders ont le droit à une présentation de l’ICTP (International Center for Theoretical Physics) et son impact sur la recherche en physique, puis quelques explications sur les posters ayant pour thème l’apprentissage actif dans l’enseignement de chaque pays participant et fait préalablement par les différents team leaders. Au programme : un poster imprimé à la dernière minute, un envoyé hors délai, quelques hors-sujets mais d’intéressantes découvertes à l’image de Malte et du MathFactor, concours consistant à expliquer une notion mathématique pour des novices de façon originale.

Le poster de l’équipe de Malte

Viens alors l’heure du retour des élèves : les sentiments sont mitigés, ils s’en sortent avec deux erreurs : une confusion bête entre « somme » et « produit » et un problème de compréhension d’un autre énoncé. Au moment de l’annonce des résultats, le choc : la Turquie a réussi un score parfait (30 points), et la France se retrouve 4ème ex-aequo avec la Croatie à 26 points, devancée par l’Espagne (28,5 points) et l’Italie (28 points). Un italien rajoute son grain de sel en disant « C’est drôle je pensais que l’équipe de France était forte ». Par contre, un véritable écart a été créé avec les autres équipes, la meilleure étant à 19 points. Un buffet est servi pour reprendre des forces et se tenir prêt pour tenter de rattraper le retard accumulé.

Scores à l’issue de la matinée

La deuxième phase se passe sous la forme de 2 matchs : chaque équipe se retrouve avec 3 problèmes et doit passer le plus dur à l’équipe adverse. Elle récupère le problème donné par ladite équipe et doit donc en résoudre 3. Chaque équipe gagne autant de points que de problèmes traités, avec un point bonus si elle en a traité au moins un de plus que l’équipe adverse.

Le tirage au sort est plutôt clément pour le premier tour puisque la France se retrouve contre la Grèce et gagne assez facilement en résolvant 3 problèmes contre 1 pour la Grèce. Grace à une égalité 2-2 entre la Turquie et l’Espagne, la France est à deux points de la première place. Le second tirage est moins clément, la France se retrouve face à la Turquie et fait égalité avec 3 problèmes résolu de chaque côté, tandis que ses principaux concurrents l’Espagne et l’Italie gagnent chacun 4 points. Après un nouveau coffee break mérité, la France se retrouve donc quatrième avec 33 points derrière l’Espagne et la Turquie à 35 points et l’Italie à 34.5 points.

Le dernier problème rapportant 3.5 points pour les plus rapides à donner la bonne réponse, et seulement 1 pour les autres, les français décident de jouer le tout pour le tout. Malheureusement le problème se révèle plus dur que prévu, et seule l’Italie parvient à trouver la solution durant les 10 minutes imparties, remportant ainsi la compétition. La France finit quatrième, et la journée se termine par un tirage au sort surréaliste pour départager l’Espagne et la Turquie, qui finiront respectivement deuxième et troisième.

Résultat final. Une quatrième place pour la France

L’équipe, légèrement déçue, rentre à l’hôtel avant de partir pour une soirée buffet copieuse au cœur de Naples. Les plus motivés rejoignent la piste de danse tandis que les Français préfèrent profiter du buffet.

Une fois la fête terminée, on rentre à l’hôtel pour profiter d’une nuit de sommeil bien méritée.

Vendredi 18 juillet : remises des prix et visite

Ce matin, nous avons rendez-vous à l’université pour la remise des prix. Après un trajet ponctué d’embouteillages dans Naples, on arrive enfin et, MYMC oblige, tout le monde va recevoir des médailles. L’Italie et l’Espagne reçoivent leur médaille d’or puis d’argent puis les équipes restantes reçoivent une médaille de bronze et un diplôme.

Ensuite, on profite d’un peu de temps libre pour aller visiter la rue San Gregorio Armeno appelée rue des santons. Après un peu de marche et quelques emplettes, on retourne à l’Université pour un copieux déjeuner, certains gardant même des pâtisseries pour plus tard.

 

Après quelques parties de cartes, on a le droit à une visite du musée de zoologie et de géologie de l’Université. Même si le groupe semble plus intéressé par le premier et ses animaux, la visite du second se révèle très instructive et bien plus attractive que prévue.

Pour finir la journée, Francesco nous accompagne lors d’une ultime ballade à Naples : on visite l’église du Gesu Nuovo et on se promène dans les rues de Naples. Pour faire plaisir au groupe et parfaire l’expérience napolitaine, on s’arrête après une longue marche à la fameuse pizzeria Da Michele pour goûter enfin une pizza.

Enfin une pizza napolitaine !

De retour à l’hôtel vient l’heure du « Social dinner » : comme au premier jour un buffet est disponible à l’hôtel. On discute principalement avec l’équipe du Liban sur leurs préparations, les moyens alloués aux différentes compétitions internationales. Après une journée bien chargée et quelques jeux de cartes, chacun rentre dans sa chambre pour la dernière nuit avant le départ.

Samedi 19 juillet : retour en France

Malgré un réveil oublié pour les filles, tout le monde est à l’heure pour le départ. Certains élèves semblent quand même un peu fatigués par le séjour et durant le trajet en bus, l’épaule de Jean fait même malgré elle office d’oreiller. Arrivés à l’aéroport, il est temps de dire adieu à Francesco et de le remercier pour son accompagnement tout au long du séjour. Notre avion a, comme à l’aller, 30 minutes de retard. Le vol se déroule sans encombre, une fois les bagages récupérés l’aventure touche à sa fin, chacun rentre chez soi pour profiter de ses vacances.